Laurène Barnel et Julien Duc-Maugé
Madrid, 9-20 septembre 2020

Le festival Proyector invite Laurène Barnel et Julien Duc-Maugé à l'occasion de sa 13e édition à Madrid.
Répartis dans différents lieux de la capitale espagnole du 9 au 20 septembre 2020, deux expositons recoivent respectivement leurs films, en collaboration avec Synesthésie MMAINTENANT et l'Institut français de Madrid.

Laurène Barnel

L'Îlot 9 (2019)
au sein de l’exposition Entre los pliegues de las palabras / Dans les plis de mots
Inauguration le jeudi 17 septembre à l'Institut français de Madrid

Parfois les architectures se transforment en forteresses à l'écart de l'agitation de la ville, à l'image de L'ilot 9 sublimé par Laurène Barnel. Depuis les toits du centre d'art Synesthésie ¬ MMAINTENANT, les jours s'écoulent paisiblement, révélant de délicates histoires de beauté quotidienne. Les bruits de la vie frénétique et anonyme s'attardent à l'horizon, relégués à une masse floue de blocs empilés ; les personnages deviennent des personnes, le rire résonne l'innocence des enfants qui jouent devant la caméra de l'artiste, offrant des miettes d'essence condensée.
Lidia Persano (extrait)

L'Îlot 9, video still, Laurène Barnel, 2019

Julien Duc-Maugé

It's the end of the world as we know it and I feel fine (2020)
Habitar cuerpos, corporeizar espacios. Cuerpo, videoperformance y espacio público / Habiter les corps, incarner les espaces. Corps, performance vidéo et espace public
Inauguration et performance le samedi 19 septembre à Quinta del Sordo, Madrid


Une dernière confrontation est celle du corps de Julien Duc-Maugé dans son œuvre It's the end of the world as we know it and I feel fine (2020). L'artiste devant la caméra. Défiant, ou peut-être pas. Dans une pose calme, au moins dans un premier temps, qui se limite à un petit mouvement des lèvres, à travers lequel il interprète un couplet de la chanson du même titre du groupe R.E.M. L'ironie ou la provocation est ce qui résulte du montage entre eux. Celui avec les paroles qui dicte « et je me sens bien » devant la prédiction du monde qui s'effondre, tandis que la voix qui le prononce se brise, petit à petit, à mesure que la performance d'une durée d'une heure avance, d'une subtilité dévastatrice.
Luis Cemillán Casis (extrait)

It's the end of the world as we know it and I feel fine, video still, Julien Duc-Maugé, 2020

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