Lundi 28 octobre 2019
Performance

« Advienne que pourra » sont les mots d’ordre de chaque représentation de Cyprien Busolini.

« Cyprien, rencontré au sein de l'ensemble Dédalus, et depuis "partner in crime" d'un crime commun : "lieu de le dire", solo d'alto à l'air de roman. Cyprien navigue de l'interprétation à l'improvisation, de l'improvisation à l'interprétation dans l'intimité de l'instrument et avec une intensité qui lui permet de faire plein avec presque rien et de plonger dans la durée pour surfer le temps sur son seul alto. »
JLG

Après une formation classique d’altiste, Cyprien Busolini s’engage dans les musiques improvisées où il y trouve un plus grand terrain d’expérimentation et d’expression à la fois musicale et instrumentale. Son travail tourne particulièrement autour de la production de « sons-bruits » ou « multiples » avec une approche plus organique de l’archet sur la corde. À la fois interprète et improvisateur, il partage son travail entre ces deux pôles.

Cyprien Busolini, Synesthésie MMAINTENANT, 2019.

QUELQUE CHOSE PLUTÔT
une proposition de Jean-Luc Guionnet

Si l’oreille passe son temps dehors, c’est qu’un possible pend à jamais au crochet de l’écho.
Qu’est ce qui dure dans ce qui dure ? Comment un dit "x" va-t-il persister ou pas en tant que "x" ? Comment va-t-il être identifié comme un "x" dans la durée et pas comme un "x’" ou un "y" ? Comment va-t-il tenir jusqu’à ce que "y" prenne enfin la relève ? Pourtant, la situation fait toujours que la chose "y" arrive à temps, et la chose "x" fait toujours que la situation dure assez.
Ce n'est pas parce que la musique est pleine qu’il n’y a plus de place dedans.

Jean-Luc Guionnet, Sans titre, 2018. Détail