Lundi 30 septembre 2019
Performance

En collaboration avec Clémence Jost

Proposant un spectacle immersif, Laurent Petit transforme le centre d’art en laboratoire de psychanalyse, mélangeant le vrai et le faux jusqu’à nous faire perdre notre latin. Le public se voit transformé en des journalistes assistant à la conférence d’un docteur en psychanalyse urbaine. Cette science cherche à livrer un diagnostic qui s’inspire de l’inconscient collectif, pour redonner une dose de rêve et de poésie aux transformations urbaines en cours et à venir. À la fois délirante et ludique la performance de Laurent Petit nous invite à vivre une expérience singulière qui pourrait nous permettre de comprendre les névroses d’une ville.

« - Lancé en 2008, le projet de psychanalyse urbaine du monde entier avance à grands pas. La carte blanche que m’a proposée Jean-Luc Guionnet va me permettre de faire le point sur les recherches que j’ai menées au sein de l’ANPU, l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine. Pour simplifier la présentation, j’ai tenté de résumer la quintessence de ces travaux au travers d’une dizaine de schémas-névro-constructeurs qui montreront l’ampleur de l’oeuvre accomplie ainsi que les premières pistes de traitements envisagés pour permettre au monde entier de guérir dans les plus brefs délais.
Je serai assisté par Clémence Jost, psycho-aquarelliste au sein de l’ANPU et qui en profitera pour présenter quelques-uns de ses travaux les plus aboutis.
Venez nombreux puisqu’un vin chaud vous sera proposé lors de la présentation de ces travaux ! »
Laurent Petit, psychanalyste urbain et performeur tout-terrain

Ingénieur informaticien de formation, Laurent Petit se détourne de cette profession pour se lancer dans une carrière de jongleur et de clown de supermarché. La rencontre avec Eric Heilmann et ses travaux sur les liens entre Mickey la souris et Michel-Ange va lui permettre de jeter les bases d’un genre nouveau, le spectacle para-scientifique. Auteur protéïforme allant de la pièce de théâtre et du spectacle de cirque à l’opérette en passant par toutes sortes de canulars ou théâtre d’intervention voire à des installations d’art contemporain, Laurent Petit crée en 2008 l’ANPU (l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine). En se fondant sur les fondements d’une science poétique inventée de toutes pièces, son équipe et lui ont déjà analysé une centaine de villes et de territoires avec l’objectif avoué de psychanalyser le monde entier. Laurent Petit est aussi l’auteur de La Ville sur le divan (La Contre-Allée, 2013).

Architecte de formation, Clémence Jost a bien essayé de filer droit une dizaine d’année en travaillant sagement en agence d’urbanisme et d’architecture. C’est au cours du Master PCEP, Projet Culturel dans l’Espace Public, qu’elle rencontre l’ANPU (Association Nationale de Psychanalyse Urbaine). Recrutée à l’origine en tant qu’attachante de production, Clémence orchestre les « opérations divan », bichonne les psychanalystes en herbe tout en s’initiant aux grands principes de la psychanalyse urbaine. Suite à une malencontreuse panne d’appareil photo survenue lors d’une enquête, elle décide un jour de faire ses compte-rendus d’analyse sous forme d’aquarelles avec un choix de couleurs si lumineux qu’il va vite provoquer l’adhésion et l’émerveillement du public. Depuis, elle développe un style inimitable qui va bientôt déboucher sur une publication dans la cadre d’un projet mené actuellement avec l’Université du Mans. Elle se présente ainsi comme « psycho-aquarelliste ». Pour l’exposition, elle s’est inspirée de la vie et du monde de Léonard pour réaliser, un peu à la façon du grand maître qui écrivait et dessinait sur les pages de ses « codice », des notes/croquis évocateurs et colorés.

Laurent Petit, Synesthésie ¬ MMAINTENANT, 2019.

QUELQUE CHOSE PLUTÔT
une proposition de Jean-Luc Guionnet

Si l’oreille passe son temps dehors, c’est qu’un possible pend à jamais au crochet de l’écho.
Qu’est ce qui dure dans ce qui dure ? Comment un dit "x" va-t-il persister ou pas en tant que "x" ? Comment va-t-il être identifié comme un "x" dans la durée et pas comme un "x’" ou un "y" ? Comment va-t-il tenir jusqu’à ce que "y" prenne enfin la relève ? Pourtant, la situation fait toujours que la chose "y" arrive à temps, et la chose "x" fait toujours que la situation dure assez.
Ce n'est pas parce que la musique est pleine qu’il n’y a plus de place dedans.

Jean-Luc Guionnet, Sans titre, 2018. Détail