Guinée. La détention arbitraire et le harcèlement judiciaire de militants traduisent la volonté des autorités d’étouffer les voix dissidentes
Communiqué   par Tournons la page

La détention arbitraire et le harcèlement judiciaire de militants traduisent la volonté des autorités d’étouffer les voix dissidentes en Guinée, ont déclaré Amnesty International et Tournons la Page aujourd’hui.

Oumar Sylla alias Foninké Mengué qui passe ce jour son troisième mois derrière les barreaux doit être libéré immédiatement et sans condition. Arrêté après une intervention dans une émission de radio le 17 avril, il a été inculpé une semaine plus tard pour « communication
et diffusion de fausses informations.»


Oumar Sylla et toutes les personnes emprisonnées pour avoir simplement exercé leur liberté d’expression, sont les cibles d’une stratégie des autorités visant à étouffer les voix dissidentes.

Kiné-Fatim Diop, chargée de campagne sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Depuis le 21 mai, un autre activiste, Saïkou Yaya Diallo s’est vu refuser la liberté provisoire pourtant ordonnée par la cour d’appel. Arrêté le 7 mai et inculpé pour « voie de fait, violences, menaces et injures publiques », il souffre de diabète, et son état requiert un régime alimentaire strict et un traitement médical approprié.