Nos campagnes

Constitutions

On ne joue pas avec la Constitution. La charte fondamentale d’un pays n’est pas gravée dans le marbre, mais c’est elle qui garantit la stabilité des institutions et qui  doit protéger le peuple contre les tentations de confiscation du pouvoir.

Toute modification doit procéder de la volonté du peuple. En disant non au putsch constitutionnel, Sénégalais, Nigériens, Congolais et Burkinabès, aujourd'hui Guinéens et Ivoiriens, envoient un signal clair à tous ceux qui voudraient conserver le pouvoir au mépris de la Constitution.

Nous nous mobilisons aussi pour que ceux qui se sont déjà rendu coupables de coups d’État constitutionnels – au Cameroun, au Gabon, à Djibouti, en Ouganda, en Guinée équatoriale ou au Tchad - à revenir aux textes antérieurs qui prévoyaient des limitations de mandat. À l’Union africaine et à la communauté internationale de faire désormais cette pratique, condamnée par la Charte africaine de la démocratie, une ligne rouge à ne pas franchir.


Nos actions :

Elections

Dans les pays d'action de notre mouvement, le vent de démocratie des années 1990 est resté à l’état de brise légère. Malgré l’ouverture au multipartisme, la tenue d’élections compétitives (du moins en vitrine), parfois une plus grande liberté d’expression, pour satisfaire aux exigences des bailleurs de fonds, la démocratie réelle n’y a guère progressé. La
possibilité même d’une alternance au sommet y est loin d’être acquise. La séparation des pouvoirs (exécutif, judiciaire, législatif, mais aussi économique et militaire), condition fondamentale du fonctionnement démocratique, n’est guère respectée.

Les outils habituels de la démocratie – les élections au premier chef - sont régulièrement détournés pour servir le pouvoir en place. La communauté internationale, le plus souvent, s’accommode de ces démocraties de façade, brillant par son silence au lendemain d’élections truquées.

Nos actions :

- Observations électorales et développement d'applications de remontées des résultats en temps réels au Gabon (2016), en RDC, au Cameroun et au Congo.

- Campagnes pour l'enrôlement sur les listes électorales au Niger et en Côte-d'Ivoire.

- Mémorandums pour une révision du système électoral au Cameroun et en Côte-d'Ivoire.

Corruption et captation des richesses

L’accaparement des richesses du pays par la famille et les proches du régime est pratiquement une constante des pays autoritaires. Accéder au pouvoir, c’est accéder aux richesses de l’État, aux rentes du sous-sol, et en faire bénéficier son entourage : le politologue Jean-François Bayart parle de « politique du ventre ».

Pour cette « cour », le risque est grand en cas d’alternance de ne plus pouvoir profiter de tels avantages – voire de devoir rendre des comptes : elle participe donc activement au maintien du pouvoir et du système, que le chef de l’État lui-même le souhaite ou non. La corruption sert aussi à faire taire les critiques, à acheter les juges, à amadouer les électeurs, à retourner les opposants… et finalement à discréditer complètement le jeu démocratique.

Un de nos combats est de construire un pacte fiscal et social juste en Afrique au service de l’intérêt général. Ce contrat fiscal entre dirigeants politiques et citoyens/contribuables est une condition nécessaire à la construction d’une démocratie stable. Construire de la redevabilité entre les citoyens et leurs dirigeants c’est aussi, dans le cas de régimes dictatoriaux ou autoritaires, la possibilité d’ouvrir une brèche en faveur d’un changement de pouvoir.

Nos actions :

Rapport de plaidoyer (2017) - En Afrique, comme ailleurs, pas de démocratie sans justice fiscale.

Plainte (2018) - Niger - Affaire "Uranium Gate"

Manifestation (2020) - Niger - Affaire "MDN Gate"

Plainte (2018) - RDC - Accaparement des terres du village de Mborero

Droits et libertés