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Exposition

400 000 vies perdues. C’est le lourd tribut que l’humanité paie chaque année à l’hépatite C. Silencieuse, cette infection du foie se nourrit de la stigmatisation et frappe d’abord les exclus-ues. Transmissible par le sang, l’hépatite C affecte de manière disproportionnée les personnes usagères de drogues par injection. Souvent stigmatisées, parfois criminalisées, ces personnes représentent selon l’OMS 23 % des nouvelles infections et 33 % des décès liés au virus de l’hépatite C (VHC). La découverte récente de traitements efficaces, les antiviraux à action directe, change la donne. Il est désormais possible d’éliminer l’hépatite C. Mais pour atteindre cet objectif, l’accès aux traitements doit devenir une réalité partout. Sans discriminations. L’information, la prévention, le dépistage et la prise en charge doivent être à la portée de toutes et tous. Même des plus marginalisés-ées. Pour que personne ne soit oublié, des militants-es, issus-ues des communautés affectées, infectées et vulnérables à l’hépatite C, se mobilisent pour mettre fin à l’épidémie. Tirant les leçons de la lutte contre le VIH/sida, qu’ils et elles mènent depuis des décennies, ces militants et militantes savent bien que la disponibilité des médicaments n’est que la première phase vers l’éradication d’un virus. Depuis 2015, à l’initiative de Coalition PLUS et avec le soutien d’Unitaid, ils et elles construisent la riposte avec méthode et détermination. Du Brésil à la Malaisie, en passant par la Colombie, le Maroc et l’Inde, Sur le terrain, dans les centres de santé communautaires, au sein des associations ou des instances de pouvoir, Cette exposition photographique présente les étapes nécessaires d’un itinéraire intime et politique, vers l’élimination de l’hépatite C. Se rencontrer Entrer dans le soin S’entraider Se mobiliser

Ana Caroline de Lima (Brésil)

Ana Caroline de Lima est une photographe, journaliste et anthropologue brésilienne dont le travail se concentre sur la documentation des questions culturelles, sociales et environnementales dans une perspective intime. Ana pense que l'empathie, la photographie, le journalisme et l'anthropologie doivent marcher ensemble, car seuls la compréhension et le respect peuvent produire une documentation sensible. Son travail a été récompensé aux niveaux national et international et a été exposé au NUMA, au Getty Museum et à l'Oxo Tower. Elle est membre de Diversify Photo, Authority Collective et Women Photograph. Son dernier projet, financé par la National Geographic Society, porte sur l’impact de la Covid-19 sur les Brésiliens-nes qui dépendent du système de santé public.

Nicolás Corredor (Colombie)

Nicolas est né et a grandi à Bogota, en Colombie. Son intérêt pour les images apparaît depuis son plus jeune âge. Après ses études secondaires, il part à Madrid, en Espagne, pour étudier à l'école internationale de photographie, l’EFTI. De retour en Colombie, il obtient un diplôme en publicité à l'université JTL. Après plusieurs années de travail dans l'industrie de la publicité, il se lance finalement dans une carrière de photographe professionnel. Il a travaillé dans la mode, la publicité, le documentaire, le portrait et la photographie de films. Il a vécu au Danemark, en Espagne, en France et en Argentine. Ces influences diverses nourrissent son travail. Ses clients varient entre entreprises de mode et de beauté, plateformes de streaming et ONG.

Nitin Rai (Inde– Delhi)

Avec une carrière s’étendant sur trois décennies, Nitin Rai a pratiqué la photographie de paysage, le documentaire, le photo-journalisme, le portrait, la photographie de mode, d’intérieur, de fooding, l’immobilier et la photographie industrielle. Son travail a été présenté dans d'éminents magazines internationaux tels que TIME Magazine, Der Spiegel, Stern, Le Figaro, Facts, Tattler, The Sunday Telegraph et The Independent. Il a reçu le prix Nikon International en 1993. Actuellement, il combine son activité d’enseignement en tant que directeur du Raghu Rai Center for Photography avec des missions professionnelles pour une variété de clients, allant des entreprises aux maisons d'édition.

Ronel Kongkham (Inde – Manipur)

Ronel Kongkham s/o Kongkham Robindro Singh a 23 ans et est basé à Manipur, dans le nord-est de l'Inde. Il est sous thérapie antirétrovirale depuis 2005. Ronel a terminé son diplôme en arts et est titulaire d’un diplôme en photographie de l'école de Fototechnik, New Delhi, Inde. Ronel a sept ans d'expérience en tant que photographe indépendant et cinq ans d'expérience en tant que photographe professionnel.

Syaiful Redzuan Md Noor (Malaisie)

Basée à Kuala Lumpur en Malaisie, Syaiful est un photographe autodidacte dont les principaux intérêts sont le portrait et la photographie documentaire. Avec des expériences antérieures dans l'industrie de la musique et du divertissement, Syaiful travaille comme photographe professionnel depuis 2006. Sa carrière dans ce domaine commence avec la photographie de mode et de mariage, puis il se familiarise avec le photojournalisme et la photographie de rue. Son profond intérêt pour les questions liées au « comportement humain » a changé sa façon de penser et son approche de la narration. Il se définit comme un « photographe minimaliste ». Outre ses autres missions, Syaiful travaille actuellement en tant que photojournaliste pour l'agence de presse turque Anadolu.

Seif Kousmate (Maroc)

Né et basé au Maroc, Seif est un photographe autodidacte spécialisé dans les questions sociales avec un vocabulaire visuel qui se situe entre le documentaire et la photographie d'art. Après une carrière dans le génie civil, il décide en 2016 de se consacrer à la photographie professionnelle. Son travail explore le thème de la marginalisation’Immigration subsaharienne à la frontière entre l'Afrique et l'Europe,l’esclavage traditionnel en Mauritanie,jeunesse rwandaise ont été ses plus importants sujets ces dernières années. Explorateur au National Geographic depuis 2018, il a été sélectionné par les programmes Talent Global 6x6 (World Press Photo) et Arab Documentary Photography Program. Son travail a été exposé internationalement et présenté, entre autres, dans The New York Times, M le Monde, Newsweek, Libération, The Guardian, El País, NZZ. Seif est le cofondateur de KOZ collective.